Et voici la petite vidéo de la semaine qui fait mal !
En Angleterre on se scandalise du comportement de Mary BALE, 45 ans qui jette une chatte (Lola) à la poubelle, dans une rue de Coventry !
Pourquoi en sait-on autant sur elle ? Parce que les images ont été mises en ligne sur Facebook pour retrouver la dame. La vidéo a été vue 400 000 fois en quelques jours sur Youtube, soulevant immédiatement l’indignation des Anglais. Mary Bale a dû être placée sous protection policière après avoir reçu insultes et menaces de mort.
Et voici la parodie qui a été rapide à venir !
Quelle morale à cette histoire : d’abord ça ne se fait pas Madame ! C’est mal !
Ensuite, on assiste à un geste qui a du se produire des milliers de fois, et pire encore malheureusement. Mais dès lors qu’une action arrive sur les écrans, les voiles se lèvent. C’est la force du web : la transparence où la réputation qui s’active en quelques clics.
Bien ou pas bien ?
J’ai une conviction. Même s’il faut évidemment protéger la vie privée de tous, la transparence du web met à mal les individus ou les entreprises qui mettent un peu trop le couvercle sur des actes pas très glorieux. Cette transparence fait prendre conscience du regard des autres et ainsi fait prendre de nouveaux virages aux entreprises.
Côté obscure de la Force de la transparence : vous allez dire que mettre sous les yeux des gens des exemples comme ça donne des idées. J’ai une autre conviction : un abruti est un abruti et n’a pas besoin d’exemple. L’abruti a un don : il est créatif et, l’Histoire de l’Homme ne manque pas d’exemple :(
J’aime les produits FERRERO, mais là, comment dire … il y a des photos d’Escort, des propositions plutôt directes, des photos de personnes nues et après être devenu le bad buzz du moment, il y a eu une enchère à la photo la plus trash posée sur le Wall de la Marque …
L’identité même de l’entreprise fait face à un lourd problème ! On peut déjà se demander comment une marque internationale peut-elle être d’une telle cécité sur sa relation avec son public ? Oui oui, on parle bien d’une fan page avec la MARQUE : FERRERO ROCHER et d’une communauté de 3 588 254 fans.
C’est officiel, une Marque a atteint les 10 millions de Fans sur Facebook.
Et c’est à STARBUCKS que revient le bel AWARD du Social Media !
La croissance est fulgurante mais surtout laisse entrevoir la puissance de feu qu’une marque peut obtenir avec une présence intelligente sur le Social Media.
Car de quoi parle t on ici : D’UNE BASE DE DONNEES 2.0
La Marque peut à tout moment entrer en conversation avec 10 millions de personnes qui sont à l’écoute. Les opérations commerciales, les events, les promos …. peuvent se faire, doivent se faire via ce « groupe » de fans qui réclament désormais une attention particulière, un traitement de faveur. On veut des infos exclusives !
Chapeau bas STARBUCKS et petit mot personnel … « merci pour cette tuerie qu’est votre CHEESECAKE » :p
Avec le web, les consommateurs sont devenus matures … un client en connaît plus sur l’offre d’une entreprise que certains salariés via le site de la marque qu’il aura étudié et comparé, avant d’entrer en contact (intérêt d’une stratégie CRM qui ne comprend pas que des bases de données mais qui intègre également le multi-canal). Face à cette maturité saupoudrée de web 2, certaines pub TV sonnent de plus en plus creux ; la semaine dernière je regardais un spot pour un dentifrice avec ce claim « un océan de fraicheur dans votre bouche » ?! Les consommateurs sont vifs d’esprit et ce type de communication me semble passer de moins en moins bien.
Maintenant, avec une population vive et connectée, où les réseaux sociaux sont devenus des territoires d’expressions sans limites, je vous soumet cette interrogation : ces réseaux sont-ils devenus des pôles de contre-pouvoir, des espaces de coordinations pour conduire des révolutions ?
On note que Facebook est verrouillé dans certains pays pour entraver la coordination entres « révolutionnaires » (le TIMES citait l’exemple de l’Iran lors des élections 2009 où l’accès à FB était limité).
Ici, en France, les pouvoirs publics lancent une campagne de diabolisation contre Facebook en l’illustrant comme étant un couloir de la mort. Le décès d’une personne à Nantes est dramatique, mais sert de levier pour pointer du doigt les apéros géants organisés à partir de FB.
Si les hommes d’états attaquent FB, s’ils en limitent les accès, c’est qu’il y aurait danger pour les pouvoirs en place ?
Autre interrogation :
Comment une marque doit elle aborder Facebook ?
Faut il y aller forcément ?! D’autant que depuis le début de l’année, la tendance est aux mini sites développés dans une Fan Page.
Alors à mon humble avis, oui. Les marques doivent y être présentes. Et pour la simple raison que c’est le carrefour d’audience numéro 2 au monde et, on ne laisse pas la moindre place à ses concurrents !
En revanche, il faut y entrer par le prisme de la marque et de son ADN. Avoir une logique communautaire, une logique d’usage. Les réseaux sociaux me semblent être l’exact expression de ce que les gens pensent véritablement. Désinhibé, zappeur, sur-sollicité, un consommateur dit ce qu’il pense et partage ses expériences = donc agit sur la réputation.
Les marques qui fonctionnent bien sur Facebook croisent plusieurs atouts :
- elles possèdent une approche ou une culture de communauté, de club, de voyage, de transversalité, à qui l’on se confie volontiers, dont on est fiers de porter le logo ou le maillot (VUITTON, ADDIDAS), que l’on va pardonner si un produit possède un défaut (les écrans iPhone qui explosent …. Mon Dieu, cela a-t-il seulement existé ou était-ce juste un mauvais rêve auquel aucun Apple addicted n’a osé faire référence ?!)
- elles intègrent Facebook comme un levier au sein d’un dispositif plus large de communication
Le G9plus est une plate-forme de débats et d’opinions avec l’association de plusieurs grandes écoles et j’avoue y avoir passé un excellent moment ce jeudi soir. Nous étions réunis sous l’égide d’HEC (pourtant suis Essec ! comme quoi, peu importe le tampon, l’essentiel étant ce que l’on partage ensemble).
Le thème : les réseaux sociaux. Oui, encore ! C’est le méga sujet, avec son cortège de gourous. Mais pour le coup, ce soir les participants étaient tous en maîtrise de la copie (avis très humble car sans jugement).
La soirée organisée et tenue de main de maître par Emmanuel LAIGNELET (Direction de programmes) m’a permis de voir « en vrai » la véritable star du moment : Vincent DUCREY (conseiller Internet au gouvernement). Bon, là ya fossé ! On regarde tous avec admiration le travail et, on est bien placé pour en mesurer l’ampleur. Son livre me semble être un vrai virage. Non pas dans le web, ce sont les internautes qui l’ont fait eux-mêmes ! Mais c’est la lecture, l’analyse de l’information qui est remarquable.
Il ressort quelques axes de réflexion des débats de la soirée et des interventions :
1. personne n’ose plus s’engager trop fermement sur l’avenir du web ; ou bien d’en tirer quelques tendances de bon sens sur lesquels il y a consensus … en bref, le paysage évolue trop vite
2. la question concernant Facebook n’est plus de se demander s’il faut y être présent ou non ; la question devient « comment y figurer » et capitaliser sur ce carrefour d’audience #2 après Google ! C’est un Internet dans l’Internet
3. nous sommes globalement inquiet de constater que la fonction de community management puisse encore être soit externalisée (quid de la légitimité du discours, de la tonalité et des contenus) ou bien gérée en interne en confiant le capital le plus précieux d’une marque à … un stagiaire ! Ce qui peut à la fois mettre dans l’embarras une personne non formée, mais surtout conduire à des expressions désastreuses qui engagent la marque (exemple de bad buzz NESTLE). On s’accorde donc à dire que le Community Management doit se faire en interne. Mais étant une fonction récente, il est sage de réaliser le lancement sous forme de coaching sur les 1er mois (ce que fait l’agence E-WALKiNG sur les grands comptes).
4. une question d’annonceur a toutefois été exprimée et, je trouve quelle exprime bien l’ambiance sur le marché : comment choisir son agence pour aller sur le 2.0 ?! La floraison de gourous qui « font de l’Internet 5.0 depuis 10 ans » calme les ardeurs sur un sujet sensible, qui engage la Marque, les hommes, le chiffre d’affaires.
Pour mon expérience terrain, je constate que, si la volonté réelle des clients est de vouloir être présent dans le Social Media, la réaction (légitime) primaire qui fuse est « oui mais comment je contrôle » ?!
Chaque secteur utilise les réseaux sociaux à sa façon. Le luxe, prudent, a pris son temps pour se mettre au digital. Mais prudence ne signifie pas lenteur car le retard est largement comblé. Le luxe a commencé par s’afficher sur la toile avec des sites de marque ressemblant à des copies de magazine, les sites avec une expérience ont suivi et finalement certaines marques ont poussé jusqu’au e-commerce. Aujourd’hui c’est au tour des multiples canaux d’expression du social media et du mobile de relayer les plus grandes marques.
On note pour commencer une large avance sur le mobile avec de belles applications iPhone : RALPH LAUREN avec sa marque rugby permet de customiser son polo, ou bien conservant son esprit d’avant-garde, JAEGER-LECOULTRE ouvre la première école d’initiation à l’horlogerie et dévoile un univers assorti de nombreuses vidéos de superbe qualité.
Les fans clubs explosent également sur Facebook. VUITTON atteint quasiment le million de fans un mois après la mise en place de son club et BURBERRY monte à 703 166 addicted fans (là maintenant & ça grimpe vite) en ligne avec son site « artofthetrench ».
Autre incontournable : Twitter. DIOR met un compte pour le mythique Lady Dior avec tout de même 4 878 followers !
Quoi d’autre ? Les games sur mobile ? VUITTON lors de l’inauguration de son dernier concept store underground au Japon met en place un jeu : un puzzle dévoile la marque et raconte une histoire qui démarre avec le nouveau store d’Ikebukuro.
Mais restons attentif ! Les acteurs du Luxe nous montrent ici à quel point le social media peut être un formidable vecteur de communication, avec une bonne dose de créativité et du budget.
En revanche, le véritable social media ne s’arrête pas là ; il y a d’autres étapes à la suite de ces actions de communication : écouter, analyser, apprendre et faire évoluer son dispositif digital en fonction des échanges avec les internautes.
Pour l’instant le secteur du luxe s’est approprié avec talent ces nouveaux territoires d’expression. Observons comment l’écoute de cette fenêtre sur cour qu’est le web2 va venir enrichir la relation déjà si intime entre chaque client et les grandes marques !
Car avant d’être acheté, un produit ou une marque doit avoir une bonne réputation ; tiens au fait, c’est quoi avoir une bonne e-réputation ?!
Je vous ai parlé dans un précédent billet de l’ubiquité & du nomadisme que nous développons au travers de nos différentes identités sur la toile. Tirons un câble avec la réputation des marques, puis bouclons avec le social media !! On commence à obtenir une bonne sauce, mais dont le goût va fortement varier en fonction des comportements.
On obtient une « identité portable » ! Et ça permet à n’importe quel internaute /consommateur de donner son avis sur un produit, un service, une marque, là, maintenant, tout de suite.
Alors qu’est-ce qui provoque le commentaire et qu’est-ce que cela va engendrer ?
Ce qui provoque l’envie de partager ses impressions (bonnes ou mauvaises) vient au départ de l’expérience. Oui, la sacro-sainte expérience client. Mais ce n’est pas une finalité en soi. C’est une étape ; l’objectif se situe après et je souhaite donner ici mon avis sur l’utilité réelle de l’expérience client : cela sert à générer du SOUVENIR. C’est ce souvenir qui va laisser une EMPREINTE, agréable ou non (nous parlerons dans un prochain billet de l’empreinte numérique).
C’est la perception de ce souvenir qui va être partagée sur les médias sociaux, qui va orienter la réputation de la marque comme un cours de bourse.
Les consommateurs se forgent un avis en fonction des commentaires échangés. C’est une étape importante que nous vivons ici car c’est la fin du CRM (Customer Relationship Management) tel que nous l’avons vécu. Les marques doivent se saisir des opportunités du SRM (Social Relationship Management).
POUR ALLER PLUS LOIN AVEC UNE ETUDE :
>> Les next steps du social media vu par une récente étude de FORRESTER
Nous avons passé l’ère des :
1. social relations : connections entres personnes avec des profils simples
2. social functionality : échanges sur des réseaux sociaux fermés avec des applicatifs qui facilitent les relations
A venir, l’ère des :
3. social colonization : ici, notre « profil général » est le même sur tous les sites sociaux ; notre identité numérique reste stable et nous pourrons naviguer avec sur toute la toile
4. social context : à horizon 2010, les sites sociaux reconnaitront les préférences de notre identité générique
5. social commerce : à horizon 2011-12 ; FORRESTER estime que les sites sociaux vont occulter les sites web de marque ainsi que les approches CRM. Ce qui implique l’obligation d’intégrer la e-réputation + medias sociaux en profondeur dans les approches d’innovation et de construire une nouvelle forme de relation avec son marché
POUR ALLER PLUS LOIN EN VIDEO :
>> vidéo brillante qui explique en 3 minutes ce qu’est le social média
Vous êtes invité à une « Very Private Secret Underground Party ».
Sur place : Karl Lagerfeld, Lady Carla, famille Obama, des models hommes & femmes, Rock Stars (peut-être Bono !), des peintres (C. Expert peut-être aussi) et autres invités spéciaux.**
**nota bene : billets sur blogs, photos Facebook et autres Tweets sont INTERDITS.
La nouvelle tendance pour une soirée Hype’nd Chic, c’est de garantir les invités contre les commérages virtuels. Entendez : pas de tweet lourd, pas de photo postée sur Facebook avec un décolleté des dames aux toilettes, pas de billet insolent sur un blog dès 5 heures du matin.
Michael Malice (écrivain newyorkais) propose un « NY’s new media salon Protocols ». L’idée est de maintenir les médias sociaux en dehors des soirées afin que les invités (ées) puissent se lâcher sans risquer de se retrouver taggés en état d’ivresse avancée à la vitesse du wifi.
D’où la question incorrecte : sommes nous les nouveaux paparazzi sociaux ?!! En même temps, à voir le succès ancestral des magazines people, si la réponse est oui, c’est que nous produisons maintenant le lectorat ET les contenus !
Le paradoxe mis ici en avant par Michael Malice est que si nous mettons à jour en permanence nos tweets, notre profile Facebook et cætera … c’est pour avoir l’air très occupé et montrer, aux autres ou bien à soi-même, que l’on est pas seul (car nous serions en réalité un peu paumé) ?!
Je tweet donc je suis !… je suis un animal social entouré de plein d’amis.
J’admets le risque de créer une génération de clones qui ne se parlent qu’entre membre de la tribu et uniquement via le Réseau. Et si les réseaux permettent à certaines personnes seules et isolées de s’affranchir d’un triste quotidien, why not ? Mais n’en faisons pas une généralité.
N’étant pas d’accord avec M. Malice, je pense que si Facebook a percé, c’est grâce aux lienx entre le réseau virtuel et la vraie vie. A Small World possède le même succès grâce aux rencontres organisées ou spontanées entre les ASW’s members. Ça fonctionne s’il y a un aller-retour entre l’écran et la vraie vie. D’ailleurs les liens n’en sont que plus forts !
Quelque soit l’outil mis à la disposition des foules, il sera utilisé pour le meilleur et pour le pire. Le voyeurisme /exhibitionnisme online est juste un reflet plus visible de la réalité. En revanche, de nombreuses personnes se rencontrent grâce à ces réseaux, dans un cadre professionnel ou amical.
Alors sommes-nous devenus les social néo-paparazzis ? Visiblement oui. Mais sommes nous des puits de solitude parce que nous sommes connectés sur différents social networks Monsieur Michael Malice ? Cela m’étonnerait.
Et il ne faudrait pas oublier l’influence du social media sur les attitudes d’achat, sur la perception des marques. Et ça, c’est assurément la vraie vie.
Le Chicago Tribune publie cette semaine l’évolution du trafic des 3 majors des réseaux sociaux ainsi que leur sources de revenus.
MySpace voit la croissance du nombre de visiteurs se tasser, Facebook conforte son écrasante supériorité et Twitter dépose la légitimité des fonds récemment levés avec 20.8 millions de comptes ouverts.
Revenus : le business model reste celui de la publicité. Les 2 leaders monétisent leur audience, plus quelques spécificités propres à leur public.
Quant à Twitter, la publicité n’est pas prévue cette année. Le co-fondateur de Twitter, Biz STONE, a déclaré que son groupe cherchait plutôt dans l’immédiat à développer de nouveaux outils, allant de l’amélioration de la recherche à des fonctionnalités payantes pour les comptes commerciaux. « Toute approche vers la publicité prendra du temps […] Nous ne pensons simplement pas à cela en ce moment », a ajouté Biz Stone.
En synthèse on observe quelques données de segmentation larges mais instructives :
Les utilisateurs passent beaucoup de temps à regarder les photos des autres ;
Les hommes cherchent des femmes (ces dernières totalisent 2/3 des visites de profils).
Plus surprenant, cette étude révèle également des comportements-types en fonction des réseaux :
Sur Twitter les hommes publient plus de liens que les femmes
Les utilisateurs de MySpace sont surtout présents dans les petites villes ou zones rurales
Cette dernière information est particulièrement intéressante car elle pourrait expliquer l’écart entre la présence de Facebook et de MySpace dans les médias. Facebook est cité tous les jours alors que MySpace l’est moins souvent ; alors que leurs chiffres d’audience sont sensiblement équivalent !
La raison est simple : la majeure partie des utilisateurs de MySpace ne sont pas dans les grandes villes où sont concentrés les journalistes, blogueurs et autres leaders d’opinion.
Pour finir, l’étude engage les marques à passer d’une logique de présence sur les médias sociaux (display) à une logique d’engagement = interactives (éviter les widgets funs qui ne servent ni le discours de la marque ni son ADN).