Compte rendu conférence Essec
Le 26 mai dernier se déroulait la conférence F-Commerce et M-Commerce organisée par le club ESSEC. Une centaine de professionnels se sont ainsi retrouvés à la Maison des ESSEC pour participer à plusieurs heures de conférences et de débats animés par Ludovic Baumgartner (co-fondateur d’Hannibal Agency), Sébastien Berten (président de Backelite) et Patrice Bonfy (co-fondateur de Socialbiz) et en partenariat avec le blog WebandLuxe.com .
La conférence s’est ouverte par une introduction de Ludovic Baumgartner mettant en lumière une série d’oppositions: celle de l’histoire contre la modernité, de l’éloge de la lenteur contre l’obsession du zapping, de l’élitisme contre le média de masse, de l’intemporel contre l’instantané… en bref, l’opposition évidente du luxe contre Internet. Et pourtant cette opposition originelle entre le luxe et Internet se résout et trouve sa solution dans le point commun qui unit luxe et internet: l’émotion et l’expérience. Et si ce postulat est vrai pour l’Internet « fixe », il l’est d’autant plus pour le web mobile et social: c’est la théorie qu’ont défendu avec brio les intervenants.
C’est ensuite Patrice Bonfy de Socialbiz qui a prit la parole pour nous présenter sa vision du F-Commerce et plus généralement de l’opportunité du social pour les marques de luxe. Et pourtant, les réseaux sociaux ne sont pas un terrain évident pour les Grandes Maisons dans la mesure où elles ne sont pas censées écouter les tendances mais les faire. Cela n’empêche en rien la présence de ces marques sur Facebook qui s’en servent comme d’un canal de promotion à part entière. Les marques de luxe aiment Facebook – et Facebook aime les marques de luxe – car leurs « fans » s’approprient les valeurs des marques qu’ils « like » et agissent pour elles comme des philtres d’amour. Puis arriva la question fatidique: faut-il vendre du luxe sur Facebook? A cette question, il a été préféré de ne pas trancher pour une réponse type mais plutôt d’évaluer au cas par cas. Le tout étant d’agir toujours avec une compréhension d’ensemble du « social design ».
La soirée s’est poursuivie par une intervention de Sébastien Berten de Backelite qui s’est attelé à nous exposer les problématiques de mobilité et de m-commerce chez les marques de luxe. Si le sujet est encore naissant en France, la tendance semble confirmée aux Etats-Unis où près de 35% des mobinautes ont déjà effectué un achat. Parmi les best sellers, les voyages, les biens culturels et l’habillement, qui ne sont pas les achats les moins couteux. Ainsi les principaux intérêts pour une marque de luxe d’avoir une stratégie mobile sont de pouvoir toucher les consommateurs au moment où c’est leur seule connexion possible ou encore la possibilité de pousser en direct des informations vers les terminaux comme des ventes flash. Le mobile semble donc être une véritable opportunité pour les marques de luxe.
Pour conclure, on peut retenir que lorsque la marque sait s’adapter à la technologie, qu’elle soit sociale ou mobile, la demande des consommateurs est, elle, bien présente. Pour l’instant, le luxe se sert du mobile et du social comme vitrines et pas encore pour vendre, mais que nous réserve l’avenir sur ce point? Le but final des marques de luxe est-il de créer un nouveau canal de vente ou alors s’agit-il d’optimiser la captation de clients en boutique? A coup d’applications mobiles et d’opérations Facebook, les marques de luxe esquisseront les réponses à ces questions dans les mois à venir … stay tuned.
=> Compte rendu rédigé par David Klingbeil, fondateur du blog WebandLuxe.com
Ludovic Baumgartner – Hannibal Agency












Les étapes précédentes étaient pour la population locale. Il faut également penser à l’opinion extérieure pour faire pression. Sinon on imagine qu’une offensive brutale du gouvernement aurait pu taire cette révolution si elle était restée purement une « affaire intérieure ».







